Jeudi 15, 17h00, Salle Armand Lunel

Comment avons-nous élu notre président ?

par Nicolas Saby, université de Montpellier

Dans les pays démocratiques, les dirigeants sont élus par le suffrage universel.
Mais les systèmes de vote varient beaucoup d’un pays à l’autre, voire à l’intérieur d’un même pays, suivant l’élec­tion concernée.
Ces systèmes garantissent-ils tous de la même façon une juste représentation des aspirations de la population ? Les résultats ici ou là auraient-ils été les mêmes si l’on avait adopté un autre mode d’élection ?
L’exemple du système électoral en vigueur aux États-Unis, objet comme on sait de très nombreuses critiques, montre que la réponse à ces questions est négative.
Nicolas Saby, mathématicien, spécialiste de « mathéma­tiques sociales », discipline qu’il enseigne aux étudiants de première année à l’université de Montpellier, s’est penché sur la question des systèmes de vote et nous fera part des conclusions inattendues auxquelles il est parvenu.
Il n’est pas nécessaire d’avoir de grandes connaissances mathématiques pour suivre son exposé, qui passionnera petits et grands, scientifiques et non scientifiques.

Vendredi 16, 17h00, Salle Armand Lunel

Résonances mathématiques dans les arts plastiques

par Jérôme Germoni, université de Lyon 1

Arts et sciences entretiennent depuis toujours des liens très étroits, même si chacune des deux communautés concernées peut donner l’apparence d’ignorer l’autre.
Les ponts entre ces deux domaines se trouvent parfois là où on ne les attendrait vraiment pas.
Cela est particulièrement vrai pour les arts plastiques d’un côté, et les mathématiques de l’autre. On a beau connaître l’importance des formes, de la perspective, de la symétrie, du mouvement et de tant d’autres notions qui renvoient aux mathématiques, la présence de ces dernières en fili­grane de bien des œuvres reste toujours un sujet d’éton­nement et d’émerveillement.
Jérôme Germoni, mathématicien, veut nous faire partager cet émerveillement, en nous montrant ce qui, dans l’œuvre de Vasarely et de quelques autres plasticiens, em­prunte aux mathématiques.
Sa conférence, destinée au grand public, ne suppose pas de connaissances mathématiques autres que celles que l’on acquiert au collège et au lycée.